On refait l'éditeur Katto, partie 1 : l'aperçu, c'est l'export
L'éditeur de Katto fait tourner aperçu et export sur un seul moteur : ce que tu édites est ce que tu publies. Sous-titres animés, recadrage par scène, timeline pro.
2 août 2026
Depuis quelques semaines, on refait l'éditeur vidéo de Katto de zéro. Pas une nouvelle couche de peinture, mais un nouveau moteur en dessous. Voici le premier volet d'une courte série sur ce qui change, pourquoi ça compte pour quiconque transforme des vidéos longues en clips courts, et où on va ensuite.
Le problème : ton aperçu te ment
La plupart des éditeurs vidéo ont un défaut discret. L'aperçu que tu édites et le fichier que tu exportes sont produits par deux morceaux de code différents. Tu places un sous-titre, tu ajustes un recadrage, tu choisis une police, et c'est parfait à l'écran. Puis tu exportes, et le résultat est légèrement décalé : le texte descend de quelques pixels, le timing dérive, une police retombe sur un truc générique. Ce sont deux vidéos qui font semblant d'en être une seule.
Pour un montage occasionnel, c'est agaçant. Pour quelqu'un qui sort cinq clips par jour, c'est une taxe. Soit tu acceptes le « à peu près », soit tu réexportes et tu revérifies à l'œil, en brûlant le temps que l'outil était censé te faire gagner.
Un seul moteur, pas deux
On en a eu marre de courir après cet écart, alors on l'a supprimé. L'aperçu que tu édites dans Katto tourne désormais sur exactement le même moteur de rendu que celui qui produit la vidéo finale. Il n'y a plus de moteur d'export séparé qui s'écarte de ce que tu vois. Ce que tu vois, c'est ce que tu publies.
Sous le capot, chaque partie d'un clip (le recadrage, les sous-titres, la mise en page, le timing) est décrite une seule fois, à un seul endroit, et dessinée une seule fois. L'aperçu navigateur et l'export serveur lisent la même description et la rendent de la même façon. C'est le nouveau moteur, et on migre dessus chaque chemin d'export restant, type de clip par type de clip, pour que la garantie tienne partout.
Le gain concret : moins de surprises, moins de réexports, et la confiance de faire de petits ajustements en sachant qu'ils survivront au rendu.
Des sous-titres animés qui bougent vraiment
Le sous-titre statique, c'est un problème résolu. Le sous-titre qui retient l'attention, non. La rétention sur la vidéo courte se joue dans les premières secondes, et le mouvement dans le texte est l'un des moyens les moins chers de la gagner. On a donc construit un vrai moteur d'animation mot par mot, du mouvement au lieu d'un simple changement de couleur sur le mot actif.
Il y a plus de 50 styles de sous-titres animés, la plupart avec un vrai mouvement mot par mot, quelques-uns volontairement sobres. Les quatre mouvements principaux :
- Box : le mot actif prend une boîte de surlignage pleine qui saute de mot en mot. C'est le look « Hormozi », fort en rétention, qu'on voit sur les clips qui percent. À dégainer sur les accroches et les punchlines.
- Pop : chaque mot surgit avec un petit rebond au moment où il est prononcé. Ajoute de l'énergie sans voler la vedette, parfait pour du talking-head rapide et punchy.
- Typewriter : les mots apparaissent un par un, de gauche à droite. Plus calme et plus éditorial, il convient aux podcasts, interviews et explications.
- Karaoké : le mot actif se remplit de couleur au rythme de la voix, le sous-titre est verrouillé sur l'audio. Idéal quand la synchro précise compte, comme la musique ou un texte très scripté.
Chaque style est prévisualisé tel qu'il sera rendu. Les vignettes du sélecteur ne sont pas des échantillons figés, elles bouclent le vrai mouvement, parce qu'elles sont construites sur la même logique de rendu que l'export. Tu choisis en regardant, pas en devinant.
Une règle simple : un seul mouvement par vidéo. Mélanger des accroches Box avec un corps Typewriter, ça fait du bruit. Choisis le style qui colle à l'énergie du clip et laisse-le porter l'ensemble.
Le recadrage, scène par scène
Un clip, c'est rarement un seul plan. Un podcast alterne entre deux intervenants, une vidéo de réaction saute d'un visage à un écran, un clip de gaming mélange gameplay et webcam. Imposer un cadrage unique à toute la vidéo n'a jamais eu de sens.
Katto te laisse maintenant régler la mise en page par scène : Full, Wide, Split, Stacked ou Grid, avec un défaut global et des exceptions par scène. Le recadrage est automatique par défaut, il suit l'action, et tu n'interviens que sur les scènes qui demandent un traitement différent. Corrige le seul plan où le recadrage a raté, laisse le reste tranquille.
Une timeline qui fait « studio »
La surface compte autant que le moteur. La timeline refaite a une règle millimétrée, une tête de lecture déplaçable, Ctrl ou Cmd plus molette pour zoomer, et des vignettes en pellicule au lieu de blocs gris, pour lire ta vidéo d'un coup d'œil. Les raccourcis clavier couvrent lecture, boucle, split, zoom et annulation. Toute la surface est sombre et discrète, pensée pour te laisser travailler.
Pourquoi ça compte
La vitesse ne vaut que si tu as confiance dans le résultat. Un éditeur qui montre une chose et en exporte une autre t'oblige à tout vérifier deux fois. En fusionnant aperçu et export dans un seul moteur, en ajoutant des sous-titres qui valent vraiment le coup d'œil, et en te laissant recadrer seulement là où ça compte, l'objectif est simple : sortir un clip prêt à publier plus vite, et lui faire confiance du premier coup.
Pour voir où ça s'insère dans ton workflow, la page des tarifs détaille les offres, et la page de comparaison montre comment Katto se situe face aux autres outils de clips.
FAQ
Pourquoi l'aperçu et l'export diffèrent dans la plupart des éditeurs vidéo ?
Parce qu'ils sont généralement rendus par deux systèmes distincts : un rapide pour l'aperçu à l'écran, un plus lourd pour le fichier final. Toute différence entre eux (polices, espacements, timing) n'apparaît qu'après l'export. Katto utilise un seul moteur pour les deux, donc l'aperçu correspond à l'export.
Quel style de sous-titres animés marche le mieux pour la vidéo courte ?
Pour les accroches et punchlines, le style Box (une boîte de surlignage sur le mot actif) retient le mieux l'attention. Pour du contenu plus calme et éditorial comme un podcast, le Typewriter est plus propre. Le Karaoké est idéal quand les sous-titres doivent coller à la voix. En règle générale, un seul style par vidéo.
Peut-on utiliser plusieurs cadrages dans un même clip ?
Oui. Tu peux régler Full, Wide, Split, Stacked ou Grid par scène, avec un défaut global et des exceptions par scène, pour qu'une section à deux intervenants et une section de partage d'écran soient chacune cadrées correctement.
Et la suite ?
Des timelines multi-pistes, davantage d'animations, et la fin de la migration pour que chaque chemin d'export tourne sur le nouveau moteur. Ce sera la partie 2 de cette série.
À suivre
On n'a pas fini. C'était la partie 1, centrée sur la fondation : un seul moteur, des sous-titres animés, le recadrage par scène, une timeline de studio. Reste dans le coin, la suite arrive vite.
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